LÉGIFÉRATION DE LA REVENTE DE BILLETS : LE GÉRANT DE MISTEUR VALAIRE SE PRONONCE

Le Journal de Québec – 14 septembre 2011

Lundi matin, l’ADISQ a tenu une conférence de presse concernant le projet de loi pour interdire les abus en ce qui a trait à la revente de billets de spectacles. Le Sherbrookois Guillaume Déziel, gérant du groupe Misteur Valaire, était sur place pour donner son opinion et pour déposer un mémoire, question de présenter un point de vue différent sur la question…

La Commission des relations avec les citoyens du Québec tenait, lundi et mardi, des consultations particulières et auditions publiques sur le projet de loi 25, qui vise à interdire la revente de billets à un prix supérieur à celui du vendeur autorisé. Pendant une conférence de presse, quelques minutes avant le début des consultations, lundi matin, l’ADISQ s’est prononcée et a demandé au gouvernement d’agir le plus tôt possible dans le dossier des cyberrevendeurs.

Sur place, Guillaume Déziel, gérant du groupe sherbrookois en ascension Misteur Valaire s’est fait remarquer par les médias, en apportant un point de vue différent sur la question. « L’industrie de la billetterie traîne de la patte et les absents sur le web ont toujours tort! On ne peut pas blâmer les revendeurs d’être présents, si les vendeurs sont absents! Par exemple, les deux revendeurs vedettes présentement 514 billets et sur Billets.ca sont capables de faire un remarquable travail de référencement sur le web et de sortir toujours les premiers, alors que les billetteries apparaissent en deuxième page sur Google », explique M. Déziel, qui a déposé par le fait même un mémoire, dans lequel il présente des chiffres à l’appui.

« Ça m’horripile de savoir que d’autres peuvent faire de l’argent sur le dos des consommateurs et des créateurs, mais ce qui m’horripile le plus, c’est de savoir que les billetteries officielles font d’énormes profits sur le dos de notre culture, de nos spectacles et ce, au détriment des artistes, des producteurs et des consommateurs. Le marché du spectacle d’artistes québécois est évalué à 202 M$ de chiffres d’affaires. Les billetteries ont eu droit à 15 % des 202 M$ des recettes de nos spectacles en 2010. Si je fais bien le calcul, ça fait environ 30 millions de dollars qui sont remis directement aux billetteries. Alors, oui, il y a un problème, puisqu’on donne 30 millions de dollars pour un service médiocre », indique M. Déziel, précisant que les boys de Misteur Valaire sont d’accord avec l’opinion qu’il défend.

Des nouvelles de Misteur Valaire…

Depuis leur arrivée dans l’industrie musicale, en 2006, les affaires vont drôlement bien pour les Sherbrookois Misteur Valaire. En donnant (ou presque) leur musique, ces jeunes musiciens aux styles uniques ont su se tailler une place de choix auprès du public. Leur façon de faire a été une réussite, et ce, même si les ventes d’albums sont en baisse au Québec. « En 2006, on a choisi une voix discordante, mais à l’heure où l’on se parle, c’est un modèle économique qui fait ses preuves. On a eu une croissance de mille pour cent depuis 2007 », précise M. Déziel.

Et quels sont les projets à venir pour le groupe? L’Europe et l’Australie, rien de moins! « Les gars partent demain pour une tournée de deux mois en Europe. Le marché australien se développe aussi, mais pour des raisons d’horaire, nous avons choisi de retarder le projet à 2013, lors de la sortie du prochain album. »