L’electro jazz de Misteur Valaire, c’est l’fun

Ouest France – 15 avril 2011
Par Yann Halopeau
 
Trois groupes au Normandy samedi : les Québécois de Misteur Valaire, les Suédois The Amplifetes et les Canadiens de Random Recipe. Ça risque d'être « tiguidou ».

Trois questions à…

Louis-Pierre Phaneuf, alias Luis Clavis, percussionniste et chanteur du groupe Misteur Valaire.

Mister Luis, d'où vient le nom de votre groupe québécois ?

Nous sommes cinq copains. On se connaît depuis l'âge de 6 ans. Nous nous sommes mis à faire de la musique : du jazz classique, avant de s'orienter vers l'électro jazz. Notre nom ? Au lycée, on avait un ami mexicain, Carlos Ramirez, avec un accent français à couper au couteau. Il voulait qu'on l'appelle Carl Valaire. On a décidé de lui voler son nom. Pour qu'il reste mexicain, qu'il n'oublie pas ses origines. Il nous en a été reconnaissant… C'était en 2002.

Comment passe-t-on du jazz classique à l'électrojazz de votre dernier album Golden Bombay ?

On a tous subi les influences des grands jazzmen et grands standards à la Miles Davis par exemple. Puis on a bifurqué vers l'électro, influencés par Nils Peter Molvaer ou Erik Truffaz qui, eux aussi, ont exploré l'électro. Ces influences-là nous ont conduits à élargir notre répertoire en y incluant aussi du rock et du hip-hop. Nous voulions faire danser nos spectateurs dans nos concerts : c'est une des raisons majeures qui fait que l'on travaille notre son. Et puis on a un malin plaisir à mettre le paquet sur nos prestations scéniques. Le téléchargement gratuit de nos albums, c'est justement pour inciter les gens à venir nous voir sur scène.

Au Normandy, vous allez assurer un aussi gros show qu'au Québec ?

On ne peut pas emmener dans notre tournée le décor façon show TV des années 1950, mais notre vidéaste est avec nous et il y aura des projections pendant que l'on joue de nos instruments tous les cinq. Nous avons adopté une stratégie afin d'inciter le public à s'éclater avec nous dans les salles et dans les festivals.
Le public, on va le chercher en faisant sauter la barrière du leader chanteur. OK, les artistes qui nous accompagnent sur Golden Bombay ne sont pas là : je pallie leur absence vocale parfois. Le Normandy, c'est notre première date en France. On est déjà venus mais chez vous, en province, à la différence du public canadien, on a vu des gars monter sur scène et s'éclater avec nous : on n'a pas encore vu ça au Québec ! C'est relax.