Magasine Web 33mag.com – le 1er avril 2008
Misteur Valaire @ Café Campus
Alors que nous attendions la troupe sherbrookoise, une deuxième première partie s’est imposée. Un truckload d’instrus, de samplers et de percussions s’installait sur scène, dans un ordre incertain. Ce prélude en a fait sourire plus d’un, tant on se demandait où au juste s’entasseraient nos Misteurs au milieu de ce fouillis qui s’érigeait lentement devant nous.
«Y’ont pas besoin d’instruments, ils jouent de l’électro!», s’exclama candidement une amie. Mais ces cuivres, cordes et autres boîtes pleines de circuits et de pitons sont précisément ce qui propulse Misteur Valaire loin, très loin des waves connues. Et ça, on le découvre très rapidement en écoutant l’enivrant Friterday night, gentiment offert sur leur site Web d’ailleurs. Comme nous étions de toute évidence plusieurs vendus à l’avance, un bon vibe s’est rapidement emparé de la salle, et c’était parti pour deux heures de symphonies mélodramatroniques.
Une soirée aussi ponctuée d’appearings plutôt funky,
qui ont jazzé l’expérience valairoise. Nul autre que le givrant Jeune Chilly Chill, arborant une coiffe aussi absurde que fidèle au style swaggalicieux (lui c’est sur son MySpace qu’il donne son mixtape). Et la collaboration fut tout à fait réussie, tout comme celle avec Benny BBQ, qui a assuré une présence rôtissante sur scène. C’est que nos amis de l’Estrie sont vraiment polyvalents et, avouons-le, vraiment très forts. D’une track à l’autre, on se sent emportés vers un inconnu d’émotions et une envie de bouger. Le crowd leur a bien signifié leur grande satisfaction, tant en applaudissements qu’en
déhanchements.
Ah oui, j’oubliais de souligner le cours de sexualité 101 donné lors de cette soirée. Les manuels étant alors remplacés par des samples de lexique de la reproduction, dictés par un voice of god austère, qui complétait parfaitement la leçon. Bien entendu, on a eu droit à un mixing multimédia, qui nous éblouissait avec les danseuses vintage qu’il projetait. À nouveau, la polyvalence a été marquée par des néons très efficaces, de part et d’autre de la scène, et par des des lunettes lumineuses qui complétaient l’expérience. Un autre band inspiré par les instrus et accessories incandescents… Et on en redemande! À entendre la foule mercredi dernier, parions que Misteur Valaire ne se fera pas prier
longtemps.
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