Pour Montréal, suite. Et M Pour Montréal, belle fin : la révélation Monogrenade, le drôle de Damien Robitaille, les toujours excitants la Patère Rose ou Misteur Valaire ont joliment clôt le festival québécois.
M POUR MONTREAL : SAMEDI 20 Quatrième et dernier soir. Pincement au coeur, évidemment, et épuisement total. Les corps sont prêts à lâcher, les esprits sont las mais les âmes encore ravies. Et il n’y a pas à creuser trop profond pour découvrir, planqué sous les multiples couches d’épuisement, une ultime réserve d’enthousiasme, un baroud d’honneur des sensations, l’étincelle qui fait battre, certes en palpitations arythmiques, le fond du cœur.
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Misteur Valaire, dont on ne voit pas non plus pourquoi on se lasserait de tresser les louanges, ils retrouvent leurs potes quelques heures plus tard pour un set à enflammer la banquise : Misteur Valaire est une incroyable mécanique, scientifique et ultra-ludique à la fois, à faire remuer les booties de tous ceux qui adhèrent à leur furie dansante, ils sont des showmen drôlatiques et méchamment efficaces, déversent une pluie de beats à réveiller la lune, mélangent des bouts de hip hop et des bouts de trompettes et des montées cascadeuses vers l’hédonisme et conquièrent une salle qui a semble-t-il définitivement oublié que, pas de bol, les longs mois d'hiver venaient de commencer.
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