Bang Bang – 19 mai 2010
Par La Pimbêche
Hier soir, la file allait du Club Soda jusqu’au milieu de Ste-Cath. On ne peut nier que les gars de Misteur Valaire – et la valeureuse équipe derrière eux – savent créer l’engouement pour un événement. Avec la prévente de son album, le quintette offrait, pour 10 dollars supplémentaires, une place assurée au lancement.
Un peu de name drop
En fait, je ne sais pas trop pourquoi je prends la peine de faire un retour sur le show puisque vous étiez sûrement présents. Le Club Soda était plein à craquer et, fidèle à l’habitude, sautait dès les premières notes. C’est que ce Golden Bombay rassemble les caractéristiques pour plaire à tous les publics : plus pop que leur dernier effort Friterday Night, il garde la couleur Misteur Valaire (les beats dansants, les cuivres – aaaaah les cuivres! -, les breaks efficaces, l’influence jazz) et rassemble une belle brochette d’invités. En fait, avec cet effort, Misteur Valaire démocratise l’électro et se rend lui-même plus accessible, facile à exporter. (Lisez la critique du Blob pour plus de détails.)
MV a joué l’album dans son intégralité. Les invités étaient d’ailleurs tous présents au lancement : Gigi French, Fanny Bloom, Liquid (Bran Van 3000), Senja Sargeant (de Ladies of the Canyon), Béni BBQ. Le groupe a donné une performance énergique visiblement rodée et dans le respect des règles tacites du lancement : pas de tounes des albums précédents, pas de rappel. La foule a dansé du début à la fin. Seul moment plus faible : la confusion à l’entrée de Gigi French sur scène et son faux départ au micro (nervosité ou problème technique, elle chantait sur le contretemps pendant une seconde). Peu importe, ce souvenir n’affecte en rien la qualité du show et me donne ultra-méga-malade-j’me-pète-la-tête-su’é-murs hâte au spectacle officiel de Golden Bombay, le 20 octobre au Métropolis.
Étoffé de belles projections vidéo, le décor m’a surprise : écrans entourés de globes lumineux (style vieux cinéma de quartier), escalier et batterie montée sur une estrade, éclairages clairs, simples et de bon goût. Les cinq musiciens portaient jeans blancs et vestes aux couleurs pastel – très Olympiques années 80. L’ambiance générale semblait inspirée du cinéma, de tous les styles et de toutes les époques.
As-tu ta copie, copain?
Alors que Friterday Night était distribué gratuitement, l’album Golden Bombay vous sera offert en échange d’une contribution volontaire.
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