UNE ÉNERGIE CONTAGIEUSE

24h – 29 juin 2011

MISTEUR VALAIRE SÉDUIT LA FOULE

Le groupe québécois qui détonne par son style unique d’électro-jazz, Misteur Valaire, a été fidèle mardi soir à ce qu’il annonçait sur son site web en matinée : « Beau temps mauvais temps on sera en position, prêts à foutre le bordel au Festival de jazz. »

Les cinq membres de la formation sherbrookoise, qui mélange les genres pour donner un son complètement déjanté, en ont mis plein la vue et les oreilles aux milliers d’admirateurs qui se sont rassemblés sur la place des Festivals, devant l’immense scène extérieure que le groupe convoitait depuis longtemps.

En entrant sur scène, Luis, France, Drouin, Kilojules et Roboto, tous vêtus d’un complet trois-pièces blanc au col doré, ont été acclamés bruyamment par les spectateurs de tous âges qui se sont déplacés en très grand nombre malgré la menace d’orage qui planait sur leur tête.

La foule était d’ailleurs déjà compacte plusieurs minutes avant le spectacle, preuve que les amateurs étaient impatients d’entendre les musiciens dans la mi-vingtaine.

Sur une scène munie d’un escalier central avec un « catwalk » illuminé qui rejoignait les spectateurs, le groupe a attaqué le premier morceau, Gumshoe, une pièce créée en collaboration avec Béni BBQ, d’ailleurs présent pour l’ouverture.

« Il fait chaud », se sont ensuite exclamés les musiciens, à l’air réjoui.

Trois écrans verticaux, installés au fond de la scène laissaient voir des images éclectiques tandis que six danseuses en paillettes dorées sont apparues. Les musiciens ont lancé Lillehammer, tirée de leur récent opus Golden Bombay.

Ils ont ensuite retiré un morceau de vêtement avant d’enchaîner avec Ave mucho, un titre conçu avec les artistes James Di Salvio et Liquid, de Bran Van 3000, qui se sont déplacés pour faire sauter la foule.

Après avoir joué Brandon Marlow – où huit musiciens additionnels ont remplacé les danseuses –, Fanny Bloom, de la Patère Rose, a rejoint le groupe sur scène pour interpréter November number 3.

Dan Dan et Mojo Ego, où Gigi Frenchi a apporté sa contribution vocale, ont suivi. To the Beat Sean était ensuite prévue avant Plocul Black, une pièce démontrant toute l’énergie du groupe. Celui-ci a déjà littéralement défoncé une scène à Tadoussac à force de sauter tout en jouant cette chanson de son premier album Friterday Night.

Des danseurs bulgares devaient aussi se trémousser sur les airs de Et si c’était un veau, après quoi d’autres pièces comme Shaving, Sweet Charlemagne et Monster Donte allaient être offertes.