Texte: Émilie Gagné
Photos: Larry Dufresne et Alexandre Bédard
C’était un grand moment pour les gars de Misteur Valaire le 28 juin dernier alors que les 5 sherbrookois étaient la tête d’affiche du grand événement du Festival International de Jazz de Montréal.
Le ciel menaçait de nous tomber sur la tête ce soir-là. L’orage nous avait à l’œil et se régalait déjà à l’idée de détremper quelques 100 000 personnes dans moins d’un kilomètre carré, et pourtant ça n’a pas empêché les gens, du fan le plus aguerri au touriste néophyte, de se rassembler sur la Place des Festivals.

Quelques minutes avant le début du spectacle : back stage, la nervosité et l’excitation sont palpables. Dernières entrevues, dernières retouches costumes/coiffure/maquillage, moments de concentration et dernière petites répétitions.

On y est, n’en tiendra qu’à Misteur Valaire et ses invités de mettre le feu sur scène et de chasser la pluie.
21h32 : Laurent Saulnier, vice-président à la programmation pour le Festival de Jazz, annonce la venue sur scène du groupe. La foule se compacte, les cris de joie s’élèvent dans l’air chargé à bloc. Ça démarre en force avec la chanson Gumshoe et la participation de Béni BBQ. (il existe d’ailleurs un tout nouveau vidéoclip pour cette chanson, à visionner ici).

Dès cette première chanson : que de moments mémorables à venir, ce soir-là c’est l’entourage complet de Misteur Valaire qui allait venir leur prêter main-forte : James Di Salvio et Liquid de Bran Van 3000 sur Ave Mucho


Fanny Bloom sur November number 3

Gigi French sur Mojo Ego, Senja Sargeant sur Mama Donte

Sans oublier de mentionner la présence de six sexy danseuses et une section de cuivres qui ont prêté main-forte à Misteur Valaire tout au long du spectacle et la présence d’une troupe de danseurs bulgares pour la chanson Et si c’était un veau !!!

Certes, une intense averse a bien tenté d’assombrir le tableau. Quelques minutes après le début du spectacle, durant la chanson Plocul Black, le son de la pluie a tenté de rivaliser avec le son de la scène, et la foule, complètement à découvert, a dû subir le torrent. Quoi qu’il en soit, la foule n’a pas bronché, fidèle à ces artistes et a bien été récompensée car l’averse n’a été que de très courte durée (c’était juste pour rafraîchir un peu finalement…).

Peu importe, quand on a droit à tout ce spectacle, et même à de la pyrotechnie et des lasers (!!!), on oublie vite qu’on a un peu les pieds mouillés.

Après 1h30 de concert et un rappel vivement réclamé par la foule, Misteur Valaire quitte la scène en toute gloire. En coulisse, c’est la jubilation : le sentiment du devoir accompli se lit sur tous les visages, on festoie et l’on se félicite, c’est l’allégresse quoi. Brigitte Poupart, en charge de la mise en scène de l’événement, a même eu droit à la douche de la victoire du coach, tel un vrai match de football.

Ce magnifique événement a été un véritable succès grâce à l’équipe Spectra pour le Festival de Jazz, à l’équipe de gérance et de technique de MV, à la magie de Brigitte Poupart, à Nathalie Bourget chez Rubis Varia, à tous ces musiciens et danseurs qui ont supporté le groupe et surtout… surtout, au talent sans égal de Misteur Valaire.

Tu voulais être là, mais tu ne pouvais pas? La menace de pluie a eu raison de ton courage à te déplacer? Oh la gaffe! Peu importe, fan inconditionnel de Misteur Valaire, saches que dans peu de temps un documentaire sur cette grandiose aventure sera disponible, et que tu pourras faire semblant que t’étais là (et tout savoir sur ce qui s’est passé back stage même…)